9.09 Dwight Christmas

La manière dont s'est conclue l'épisode précédent et la fin de plus en plus proche de la série ont ravivé un peu ma flamme concernant The Office. Si c'est Philadelphia qui me fait le plus rire chaque semaine, si c'est Parks & Rec qui m'attendrit le plus, la plus vieille comédie de NBC encore à l'antenne a encore certaines choses à raconter. Rien de nouveau ou de particulièrement drôle, mais suffisamment pour ne pas la déclarer morte avant l'heure. 


Et je dis ça avec zéro objectivité et juste parce que ça me rend nostalgique de penser que je ne reverrais plus les employés de Dunder Mifflin à la rentrée prochaine, qu'un de mes plus vieux rituels téléphagiques en cours ne sera plus dans une poignée d'épisodes. Ce n'est plus la même anticipation et la même joie chaque semaine, c'était même un calvaire pendant un long moment, mais l'habitude est bien là, la routine est tenace et quand on est fan de la première heure, on s'accroche comme on peut à ce qu'il reste de son amour et jusqu'à la dernière seconde du show, j'espère y retrouver la magie des premières saisons, rien que l'espace d'une scène, ou d'un dialogue. 

"Dwight Christmas" ne remplit pas cette mission, mais essaye joliment. De toute façon, depuis le parfait "Secret Santa", aucun épisode de Noël de la série n'a réussit à renouveller l'exploit. "Benihana Christmas" était très drôle, "Maroccan Christmas" avait quelques bons moments et "Classy Christmas" reste encore l'un des derniers épisodes vraiment solide de la série. Cette année, les scénaristes ont bien compris que ça ne servait à rien d'entrer dans la compétition et ils se sont contentés de livrer quelque chose de cohérent et sympathique. 

Certes, il faut d'abord se taper les dix premières minutes, reposant uniquement sur l'excentricité de Dwight et ne délivrant rien de très drôle ou d'intéressant. Mais une fois que Jim s'en va pour Philadelphie, on pense immédiatement que dans pas longtemps, c'est nous qui allons partir. On réalise qu'on ne passera plus jamais Noël à Dunder Mifflin. Que le comité des fêtes va disparaître de nos écrans. Et tout comme Dwight, on cache derrière notre coeur d'acier quelque chose de mou et de tout mignon qui s'appelle l'affection et la nostalgie. 

Alors tout comme Dwight, on a envie de prendre Jim dans nos bras quand il revient. Car on est pas encore prêt à dire adieu à tout ce petit monde. Surtout que de nouveaux équilibres intéressants se mettent en place : Erin et Pete font un remake mignon du poncif vendeur/réceptionniste, Toby a enfin le droit à un peu d'amour et comme la dernière fois, notre trio de tête a repris son rôle central dans la construction des épisodes. Jim, Pam et Dwight assurent la partie nostalgie et l'aspect chaleureux de la vie entre collègues dans cette deuxième partie d'épisode qui m'a laissé satisfait. Qui, malgré un début maladroit, reposait plus sur les relations entre les personnages (Jim/Pam, Jim/Dwight, Dwight/Pam, Jim/Darryl) que sur des idées de gags à la con. 

J'ai peur désormais que l'absence de John Krasinski et le retour d'Ed Helms ne viennent secouer cette dynamique et que tout retombe à plat. Mais je suis satisfait jusqu'à Noël et c'est déjà beaucoup demandé. Merci Dwight pour ce Noël qui aurait pu être bien pire...

Allons maintenant revoir "Secret Santa" et commencer à écrire nos hommages à la série, que je vous invite à m'envoyer et que je publierais à l'approche de la fin.

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