3.06 The Climb

ATTENTION : Mes chroniques vont contenir des SPOILERS concernant la première saison et la suite de l'intrigue. J'ai presque fini la lecture de "A Storm of Swords" alors je m'adresse en particulier à ceux qui en sont au même point voir plus. Cela dit, je vais faire gaffe dans la mesure du possible. Et je vous conseille d'en faire autant dans les commentaires. Ne m'obligez pas à vous amener de force place de Baelor. Merci.

Utiliser l'ascension du mur comme métaphore sur le pouvoir, c'était facile mais ça aurait été dommage de s'en priver, n'est ce pas ? Avec un joli montage final et une tirade de Littlefinger, l'épisode trouve son unité. J'expliquais l'autre jour qu'à moins de se concentrer sur un seul lieu comme ce fut le cas avec "Blackwater", il était impossible d'avoir un épisode solide. Il semble que les scénaristes ont trouvés une alternative : lier chaque élèment par un thème, même si c'est forcé, même si c'est un procédé un peu tiré par les cheveux. Avec "The Climb", l'occasion était top belle et on ne peut pas leur reprocher. 


L'épisode nous parle donc du pouvoir, de ceux qui parviennent à utiliser le chaos pour monter ses échelons et ceux qui sont voués à la chute. Parmi les premiers, on trouve des types comme Littlefinger donc mais aussi une femme comme Mélisandre, qui a bien compris que la religion était la plus belle chose à utiliser lors d'un chaos. Parmi ceux dont la chute est inévitable, on trouve cette pauvre Sansa dont l'humiliation se poursuit ou cette fichue Roz pour laquelle j'aurais presque de la peine, tiens... Mais trève de métaphores, je préfère garder ça pour Mad Men. 

De nouveau, on a affaire à un épisode bien équilibré, où on prend le temps de suivre les enjeux de chacun, où action, complots, humour et poésie trouvent leur place. Plus la saison avance et plus j'admire le travail d'adaptation. Utiliser Gendry pour remplacer Edric Storm, c'est malin car on le connaît déjà Gendry et qu'une confrontation entre Arya et Mélisandre valait le détour. Plus on passe de temps avec la Fraternité Sans Bannière et un Thoros de Myr de plus en plus attachant, plus je suis content. Nous proposer une scène hautement jouissive entre Tyrion et la Reine des Epines pour justifier la décision de ne pas le nommer à la Garde Royale, c'était également une jolie manière de jouer avec la matière première du récit, de contourner la complexité du bouquin. Retarder le départ de Littlefinger pour les Eyrié pour nous montrer à quel point ce type est rusé et capable de tout, pourquoi pas. La seule liberté qui ne me plaît guère, c'est la torture de Theon qui continue de s'étirer sans raison, si ce n'est d'avoir pitié envers lui malgré sa trahison. Pour le moment, le batard Bolton me semble bien trop caricatural pour mériter qu'on s'y attarde autant. Et à vrai dire, je vois encore en lui le petit gars de Misfits alors c'est peu crédible à mes yeux. 


Mais en général, chaque scène fonctionnait et l'épisode possédait une ambiance et un rythme bien à lui, vraiment hypnotisant. Malgré les effets spéciaux parfois douteux, j'ai même été ému par la vision au-delà du Mur et ce baiser Jon/Ygritte (j'ai douze ans en vrai). Et j'aime toujours autant Gareth Keenan en sauvageon ! Et voilà, enfin la lame de Sam, enfin une scène à la hauteur avec cette introduction en chanson ! Et pour une fois, Jaimie et Brienne ne remportent pas la palme car leur entrevue avec Roose Bolton était bien trop courte à mon goût. 

Je pinaille. Mais c'était cool. Tout ça pour dire ça. Franchement...

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