1.08 Iwo Jima
Des trois protagonistes de "The Pacific", John Basilone est probablement celui auquel on s'est le moins attaché, celui avec lequel on a passé le moins de temps. Héros d'un épisode, celui de Guadalcanal, il est très vite retourné au pays pour servir à la propagande de guerre. Si Jon Seda fait du bon boulot avec son personnage, il restait pour l'instant un peu distant, un peu froid et le moins intéressant du trio de tête. Avec cet épisode, qui signe sa chute, il fallait le mettre en avant. On a donc un espèce de film autour de John Basilone, héros de guerre qui trouve la mort dès son retour au combat, lors de la terrible bataille d'Iwo Jima. Avec une première partie aux allures de romance hollywoodienne, et une seconde qui nous plonge de nouveau dans l'enfer de la guerre.
Après la trilogie Peleliu, c'est bien de faire une pause et de ne pas replonger tout de suite dans le combat. On a juste un aperçu, quasiment inutile, de l'état de Sledge, Snafu et les autres. Ainsi, tandis que Leckie ne semble pas vouloir faire une nouvelle apparition, Sledge remporte le plus grand nombre d'apparitions pour le moment. Puis, on retrouve Basilone, sa vie de star, son envie de retourner au combat. Pour tous ceux qui se sont déjà intéressé un peu à l'histoire du Pacifique, on sait d'emblée qu'il trouvera la mort à la fin de l'épisode. Cela rajoute une certaine tension dramatique, nécessaire à des scènes un peu sans âmes, qui sentent trop le déjà-vu. Le coup de foudre de Basilone est très joliment mis en scène, mais c'est justement trop mis en scène, et trop rapide pour que l'on est le temps de vraiment se sentir concernés. Les dialogues sont trop plats, trop convenus et seul la qualité du jeu et de la réalisation sauve cette romance de l'ennui. Mais je comprends les scénaristes, il est important de passer du temps avec Basilone pour que sa mort ait un vrai impact émotionnel.
Sauf que la deuxième partie, introduite de manière surprenante et efficace, va un peu trop vite pour moi. C'est le chaos, ce qui est très bien retranscrit, on voit où est passé le budget. Mais encore une fois, la mort de Basilone est mise en scène, et je n'ai pas été autant ému que je l'aurais pensé. Peut-être que le personnage manquait de personnalité, d'ampleur, je ne sais pas. Peut-être que, comme l'intégralité de la mini-série, un second visionnage s'imposera. Bravo quand même à Jon Seda, impeccable dans un rôle trop mal exploité.
Reste un beau documentaire sur l'époque, sur la guerre, un aperçu d'Iwo Jima époustouflant. Bref, The Pacific s'impose comme une oeuvre très belle, mais qui manque d'âme, on l'aura compris (même si c'était un peu mieux avec Leckie et Sledge). Il reste deux épisodes pour renverser la tendance.



Commentaires
Enregistrer un commentaire