1.13 à 1.18


Alors la bonne chose c'est que le show a enfin trouvé son rythme de croisière sans pour autant s'enfermer dans un schéma prévisible. Bien sûr, la construction des épisodes est toujours très similaire à celle de Scrubs et le mélange doux-amer, quand il est mal dosé, est toujours un peu agaçant. Mais j'admire l'énergie du show, ses répliques bien senties et son cast étrangement attachant. 

Au fil des épisodes, on découvre les personnages, leur passé, leur famille et les scénaristes ne semblent pas à court d'idées. La seule chose vraiment prévisible pour l'instant est la romance entre Jules et Grayson. Tout les efforts pour rendre ce dernier plus sociable (et moins Cox 2.0.) mènent inévitablement à une romance, et sûrement en fin de saison. En attendant, les scénaristes continuent d'exploiter une Jules célibataire assez fun, et ils parviennent, à renfort de second degré, à faire nous faire digérer tout ses beaux discours sur la vie. Bill Lawrence doit avoir un paquet de morale en réserve, avec tout ce qu'il nous a refourgué dans Scrubs, il parvient encore à recycler ces mêmes tirades qui englobent chaque intrigue et concluent chaque épisode. Ah et je ne supporte toujours pas Bobby, chacune de ses histoires me gonflent terriblement. 

Un truc vraiment sympa par contre, c'est toujours les scènes de groupe et le fait que le vin coule à flots. Oui, tout le monde boit énormément et dans une ambiance décontracté, ce qui rend les choses un peu plus excitantes. Un bon point également pour Laurie et Travis, toujours mes personnages favoris tandis qu'Ellie et Andy se montrent plus irrégulier niveau humour, tantôt amusants, tantôt redondants. Des running jokes commencent à voir le jour (le Penny Can pour n'en citer qu'un), des personnages secondaires s'affirment (Barb ou bien le voisin pervers) et le décor est bien posé, même s'il s'agit d'un classique des sitcoms : deux maisons, un bar et un lieu original (ici, le bateau de Bobby). 

Donc en bref, le show est bien installé, se regarde avec plaisir, fait mouche à l'occasion et au bout de dix-huit épisodes, je me suis fait une raison concernant ses quelques tics que je supporte avec le temps. À part peut-être la musique qui, tout comme les rires enregistrés dans un sitcom traditionnelle, agacent autant qu'ils te font te demander si sans eux, on rirait autant.

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