Bilan Saison 2
J'ai été agréablement surpris par cette deuxième saison. Pourtant, c'était pas gagné car la première était vraiment en dent de scies. Typique de Showtime, avec un personnage central fort incarné par une actrice renommée avec une caractéristique qui est le point de départ du show (ici, le cancer de Cathy) et puis un cast secondaire qui a du mal à s'imposer, un rythme et une tonalité jamais bien définies et des intrigues qui partent dans tous les sens sans vraiment faire évoluer la série.
Ici, rien de tout ça. Au contraire, suivre l'automne de la famille Jamison, c'était que du bonheur. Il y a un énorme progrès entre les deux saisons et je suis content de ne pas avoir abandonné mon visionnage. Le cancer de Cathy n'est plus le seul fil rouge et devient surtout un prétexte pour suivre des personnages de plus en plus attachants, qui gagnent en nuances et ne sont plus seulement une galerie de caricatures. Ce qui ne fonctionnait pas dégage et ce qui fonctionnait est encore mieux : Laura Linney est juste parfaite et nous fait passer par toutes les émotions avec un naturel déconcertant ; Oliver Platt n'est plus seulement drôle mais hilarant et gagne en plus une dimension vraiment touchante (surtout lors du season finale) ; Adam n'est plus le gamin irritant de l'an dernier mais bien un portrait d'adolescent juste auquel on peut parfois s'identifier ; Sean est toujours un peu fatiguant mais sa relation avec Rebecca permet de voir une facette plus intéressante de sa personnalité et de mélanger sa folie avec un peu de noirceur ; Andrea est passé du statut de personnage secondaire moyen à un membre du cast qui illumine chacune de ses apparitions et m'a presque fait pleurer lorsque cet idiot de croate (?) lui brise le coeur.
Et de nouveaux protagonistes viennent s'intégrer à merveille, que ce soit Alan Alda dans le rôle d'un neurologue magicien ou bien Hugh Dancy dans celui de Lee, un ami de Cathy lui aussi atteint du cancer mais qui n'aura pas les mêmes chances et sera à l'origine des moments les plus émouvants de la saison. Seul Parker Posey fait un peu tâche et son personnage d'éternelle adolescente perturbée est le seul qui m'a fait perdre mon temps cette saison. Exit également Marlene, qui m'avait peu convaincu l'an dernier et dont les seules apparitions en tant que fantômes sont simplement de petites touches bienvenues qui trouvent tout leur sens en fin de saison. L'écriture est fluide, les acteurs s'en donnent à coeur joie, certaines répliques sont inoubliables et on a vraiment l'impression, grâce au passage des saisons, d'être immergé dans la vie des Jamison et de suivre le combat de Cathy.
Avec cette nouvelle fournée d'épisodes bien maitrisés, The Big C remonte très haut dans mon estime et livre l'une de saisons les plus cohérente et touchante de l'histoire de Showtime. Un exemple à suivre pour Dexter (dans un autre registre bien sûr) ou bien Nurse Jackie (dont j'ai fini la troisième saison avec beaucoup d'irritation). J'ai vraiment hâte de voir la suite, surtout qu'on a le droit à un cliffangher vraiment surprenant qui m'a laissé sans voix et tout sanglotant...



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