Bilan Saison 8
La huitième saison vient de se terminer et la question que tout le monde se pose, c'est pourquoi Dylanesque n'a pas reviewé chacun des épisodes de sa comédie favorite ? Pourquoi nous rabache-t-il que c'est ce qui le fait le plus rire au monde alors qu'il ne prend même pas la peine de commenter ? Pourquoi nous emmerde-t-il avec BILLY alors que tout le monde s'en fout ? D'excellentes questions.

Au-delà d'un manque de temps certain dû à de nouvelles activités, je n'ai pas pu commenter cette saison dans son intégralité pour une raison très simple : c'était à mourir de rire. Inégale aux yeux de certains mais parfait pour moi qui ne voit aucun défaut à la série et qui continuera de trouver ça de plus en plus génial au fil des années et des revisionnages. Alors quand tout ce que j'ai à dire c'est "haha je me suis trop marrer", je préfère m'abstenir. Ce serait peu utile de vous balancer une liste de répliques ou de liens Youtube vers une expression faciale de Dennis ou une improvisation de Danny DeVito. J'arrivais encore à être pertinent l'an dernier mais là j'ai jeté l'éponge. Plutôt que de prendre le temps d'écrire après chaque épisode, j'ai préféré regarder de nouveau chaque épisode. Une meilleure manière d'exploiter mon précieux temps.
Mais comme je sens monter votre colère, je vais quand même vous proposer un rapide bilan. Un bon truc de feignant : les dix choses que je retiens de mon passage au Paddy's Pub cette année :
1) Glenn Howerton. C'était la star de la saison. Il a su magnifier chaque réplique, il a su intensifier chacun de ses regards, chacune de ses expressions. Et a définitivement fait de Dennis mon personnage favori (même si c'est comme choisir entre ses enfants). Son évolution encore plus profonde vers la démance était un délice à observer, que ce soit dans le bureau d'une pyschiatre ou face à son double britannique à qui il doit offrir une fellation à cause d'une tortue volante qui contrôle l'univers. C'est pouvoir écrire ce genre de phrases qui me fait finalement regretter de ne pas avoir reviewé chaque épisode...
2) La continuité. Même si ce n'est pas la raison pour laquelle on regarde la série, c'est toujours sympa de la voir servir à quelque chose cette foutue continuité. Surtout lorsque le gang recycle ses vieilles idées et les fait partir encore plus loin dans l'absurdité. Le truc drôle avec le Gang, c'est qu'ils n'apprennent pas de leurs erreurs et sont condamnés à revivre toujours la même chose. Avec toujours un peu plus de noirceur et de moins en moins d'humanité ou de rédemption chaque année. Même Charlie a viré dark side le temps d'une romance avec la bourgeoisie. C'est un beau cadeau pour les fans que de nous rebalancer sans prévenir des callbacks comme "The Boys Are Back in Town", les multiples voitures défoncées de Dee ou les peintures d'Hitler...

3) Les personnages récurrents. On les aime justement pour les raisons cités juste au dessus. Et cette saison a su les doser plutôt bien et les faire subir de nouveau l'égoisme du Gang à forte dose. Moins de cheveux pour la serveuse, moins d'oreille pour Liam McPoyle, encore plus de temps perdu pour l'Avocat et un faux cancer pour Madame Kelly. Même Puff Daddy et Guillermo Del Toro ont rejoint cette folle galerie. Seul Cricket s'en sort bien puisqu'il vit le parfait bonheur dans son refuge pour chiens errants... J'étais juste déçu de ne pas revoir Schmitty ou le mannequin inflammable en plastique.
4) Parce que tout le monde se la raconte avec David Simon et The Wire, mais il n'est pas le seul à aborder la société avec justesse et réalisme. Cette année, Sunny aura évoqué le nazisme, l'euthanasie, les conditions de vies des éboueurs, la consanguinité, la lutte des classes, le cancer, la foi, la crise financière, le monde de la finance, l'ivresse du pouvoir, les limites de la justice et bien entendu, les tortues géantes de l'espace. Pas mal en dix épisodes.
5) Il est important d'aimer la série car Rob McElhenney risque sa vie en perdant et gagnant du poids juste pour nous faire rire. Ne le décevons pas. En plus, il est tellement généreux qu'il a gardé les mêmes chemises que la saison dernière. Merci Rob.

6) Cette année, les exercices de style étaient nombreux et selon moi, ils ont tous fonctionnés : le film d'horreur peuplé de zombies, la séance de psychanalyse, la pièce de théâtre au restaurant, la parodie de Wall Street, l'hommage à Law & Order... De quoi tenir bon en attendant le retour de Community et sans se prendre autant au sérieux.
7) On apprend plein de choses avec la série qui a un vrai rôle à jouer dans l'éducation de tous. Comment manger des céréales au volant ? Comment manger de la salade sur les seins d'une prostituée asiatique ? Comment faire fortune en ramassant les poubelles ? Comment usurper une identité sans avoir à coucher avec de jeunes asiatiques ? Comment tenir un bar pendant des années sans jamais avoir de clients ? Comment devenir le roi du monde et le roi de son propre royaume intérieur ? Comment humilier un serveur qui n'a rien demandé ? Comment survivre après avoir été mordu par une chauve-souris ? Je me sens moins con maintenant.
8) Rien que pour sa bande-annonce avec le faux casting, cette saison est un chef d'oeuvre.
9) Les avatars des personnages dans leur jeu en ligne. Celui de Frank surtout, que je n'oublierais jamais.
10) Dennis Reynolds. Quand est-ce que tu vas tuer quelqu'un ?
Et maintenant, je vous propose un classement des épisodes de la saison du plus réussi au moins réussi. En sachant qu'ils sont tous très réussis.
1) "Charlie Rules The World" (8x08)
2) "The Gang Gets Analyzed" (8x05)
3) "Maureen Ponderosa's Wedding Massacre" (8x03)
4) "The Gang Recycles Their Trash" (8x02)
5) "Frank's Back In Business" (8x07)
6) "Pop-Pop : The Final Solution" (8x01)
7) "Reynolds vs. Reynolds : The Cereal Defense" (8x10)
8) "Charlie's Mom Has Cancer" (8x06)
9) "The Gang Dines Out" (8x09)
10) "Charlie And Dee Find Love" (8x04)

Pour finir, une sélection des répliques les plus marquantes. Même sorties de leurs contexte.
- "This is why we work well together, ya know? You see free soup, you make a decision to eat it." (Charlie Kelly, 8x01)
- "When was the last time a white lady pick up after you when you threw your orange soda and your grape sodas on the ground?" (Martina Martinez, 8x02)
- "My roommate was a frog-kid. You ever see a frog-kid?" (Frank Reynolds, 8x05)
- "What's weird? Would it be weird if you survived an abortion? Would it be weird if you shared a bed with a man who may or may not be your father? ... Would it be weird if you ate cat food to go to sleep? And you have such a fascination with cats that you glue cat hair to the back of your neck?" (Charlie Kelly, 8x05)
- "Mac's a soiled fool and I'm a gorgeous girl with big cans and I'm bangin' all the fisherman for their fish and I'm being catty with all the women in the game like a real housewife." (Frank Reynolds, 8x08)
- "Your hair is small" (Dennis Reynolds, 8x09)
- "Did you like that? Did you think that was good? Tell me I’m good. Tell me it was good. Tell me I’m good. Tell me I’m good. Tell me that was good. Tell me I’m good. Tell me I’m good. Tell me I’m good. Tell me I’m good tell me I’m good tell me I’m good tell me I’m good tell me I’m good..." (Dee Reynolds, 8x05)
- “Vic Vinegar, bodyguard. I don’t shake, so don’t even try.” (Ronald McDonald, 8x07)
- "I entered her! With almost no resistance!" (Dennis Reynolds, 8x08)
- "I feel too much! I feel too much!" (Dennis Reynolds, 8x06)

Voilà. Vous êtes heureux ? Allez, un an à tenir. Et une dizaine d'intégrales en attendant. Ceux qui ne regardent toujours pas sont des idiots. Pas vrai, Dennis ?


Commentaires
Enregistrer un commentaire