1.05 Deux Mille Treize


Le casting : François Hervouët (ZIM), Elise Marquet (CHARLOTTE), Antoine Philias (PABLO), Adrien Morel (SERGE), Alexis Marchal (JONAS) et aussi Aurélien et Nicolas dans les rôles d'Aurélien et de Nicolas. 

L'écriture : Pourquoi fêter le Nouvel An 2013 en juin 2014 ? Quand j'écrivais ZIM à l'automne 2012, j'avais pas envie de me projeter trop loin et je préférais parler de choses qui m'étaient plus proches. C'est pour ça que l'action de cette première saison se déroule entre septembre 2012 et juin 2013. Et que ce cinquième épisode est consacrée à 2013. Vous me suivez ? Oui, aucun personnage n'est encore au courant de la mort de Lou Reed ou du score des élections européennes (il est possible que l'un de ces deux sujets soient abordés s'il y a une deuxième saison un jour, devinez lequel). 

Après le Noël mélancolique et triste que j'ai raconté juste avant, je voulais un Nouvel An plus léger. Après avoir abordé la famille de ZIM, je voulais donner un peu d'espace à ses amis. Et comme je suis une immense feignasse, j'ai décidé de laisser la petite troupe improviser. Au tout départ, j'étais un peu plus courageux : je voulais faire un plan séquence, une expérience que j'avais pas totalement réussi à l'époque de 103FM. Mais oui, j'étais décidément une merde pas courageuse du tout et à la place, j'ai préféré l'option improvisation, sans trop savoir dans quoi je m'embarquais. Pour le plan séquence, c'est peut-être aussi prévu pour la deuxième saison, si elle voit le jour (j'en doute mais je ne l'exclus pas).


Tout ce que je savais, c'était que je voulais quelques trucs à l'écran : les débuts d'une potentielle relation avec Charlotte, un Serge moins caricatural, un Pablo qui ne sert pas juste à réagir à ce que fait son colocataire mais existe en tant que tel et de la beuverie dans les rues d'Angers. On a presque réussi à inclure tout ça. 

Le tournage : Et on s'est donc réuni chez moi (enfin chez Zim et Pablo) le 2 janvier, parce que personne ne pouvait faire ça le premier et je crois bien que j'étais moi-même en train de vomir quelque part dans une ruelle de Bruges. J'ai donné de vagues indications et sous prétexte que Zim a reçu une caméra dans l'épisode précédent, on a tout filmé en mode subjective et en laissant la soirée se dérouler d'elle-même. Tout le monde est donc un peu le réalisateur de cet épisode, et Aurélien, qui m'assistait derrière la caméra à l'époque, est même venu jouer "son propre rôle" pour m'assister encore plus. On retrouve aussi Nicolas, que vous avez pu voir jouer les traîtres dans BILLY (je dis ça pour ceux qui ne manquent pas une marche à l'édifice de l'oeuvre de ma vie). Il y avait de l'alcool, il y avait du froid, il y avait des clients d'un bar qui ont bien voulu rejouer au jeu de la bonne année deux jours plus tard, il y avait des reins douloureux qui ont un peu gâchés le plaisir de François et puis de la fatigue quand on a fini l'aventure à quatre heures et demie du matin. 

Un an et demi après, en me décidant enfin à faire le montage de cette montagne de rush, j'étais un peu anxieux parce que je savais pas du tout si ça allait fonctionner. Et même si je sais pas si ça fonctionne, j'ai rarement pris autant de plaisir à faire du montage. J'ai jamais eu autant de choix à faire et autant de choses à mettre ensemble dans l'ordre que je voulais, c'était fun. 


Le résultat : Du coup, je trouve ça fun. Frais et rythmé. Mais j'ai peur que le format vous ennuie ou que les personnages ne soient pas suffisamment attachants pour qu'on s'amuse avec eux. Ou pour qu'on compatit avec un Zim qui passe pas tant que ça un joyeux début d'année, ce petit nihiliste à la con. Non en fait j'ai pas peur et je m'en fous parce que c'est ce que je voulais, qu'il y a pas à véritablement parler de private joke (alors que c'était un risque) et que le tout me permet à la fois de continuer à raconter mon histoire tout en m'amusant toujours un peu sur la forme. En gros, même si ça a la gueule d'un film de vacances, c'est le film de vacances des personnages, pas juste un egotrip (ça, c'est le cas de la série sur son ensemble, c'est tout). Adrien (Serge) est celui qui sort le mieux son épingle du jeu en tout cas, selon moi, dans le sens où il affine son personnage tout en l'affirmant.

Attention, je disait pas "je suis trop fort alors votre opinion je m'en fous", je dis juste "j'ai fait ce que je voulais et quasiment personne me donne son opinion alors bon". Merci en tout cas à ceux qui le donnent et merci à l'équipe qui continue de participer à tous ces tournages sympas. Encore cinq épisodes les gars (même si, pour rien vous cacher, les deux suivants sont déjà dans la boîte). 


La bande-son : J'ai essayé vaguement de garder une forme cohérente alors pas de musique extra-diégétique (c'est ça le terme ?). Juste des trucs vaguement psychés du genre le premier album du Velvet et le "Magical Mystery Tour" des Beatles sur lesquelles on a plané en fin de soirée. 

La suite : La Mort, un road-trip et Supertramp.

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