Bilan Saisons 1 et 2


Pour bien commencer, j'ai décidé de me lancer dans un marathon de séries britanniques. Et celle qui fait le plus parler d'elle en ce moment, c'est Misfits. Alors mon premier instinct c'est de ne pas suivre le mouvement, d'être méfiant. Et ensuite, après avoir visionné 13 épisodes en deux jours, c'est de crier "vite la suite !" comme un fan déjà accro. Oui, Misfits est une merveille, un ovni télévisuel qui se déguste en une bouchée !

Bon, je résume rapidement le pitch. Cinq jeunes paumés se retrouvent à faire des travaux d'intêrets généraux après de petits délits et lorsqu'un étrange orage éclate, ils se découvrent des supers pouvoirs. Dès le pilote, c'est incroyable. La beauté de la photographie, le rythme ahurissant, la drôlerie, l'étrangeté, le naturel des acteurs. Tout est envoûtant et on a cette chouette impression d'être devant quelque chose d'unique. Du coup, on pardonne à la série tout ses défauts (ça tombe bien, y en a quasiment aucun) et on reste scotché devant son écran jusqu'au Christmas Special diffusé il y a quelques semaines.

En seulement treize épisodes, les scénaristes parviennent à livrer une version neuve et excitante des histoires de supers-héros. Là où "Heroes" a échoué, là où la plupart des séries du genre n'arrivent pas à mêler mythologie et clarté, Misfits réussi. Elle réussit en mélangeant l'humour le plus décadent aux situations les plus ahurissantes, tout en prenant soin de rendre chaque personnage attachant, chaque relation spéciale. C'est même parfois franchement émouvant, comme la romance entre Alysha et un Simon venu du futur ou lorsque Nathan doit dire adieu à sa bien aimé Ruth. C'est toujours très récréatif et il est impossible de prédire quoi que ce soit. La bande originale est parfaite, des Rapture au générique jusqu'au Go-Betweens, en passant par Joy Division et le Velvet Underground. Même James Blunt devient chouette l'espace d'une tendre scène de bal avec des personnes âgés. Mention spéciale à Nathan, interprêté par un jeune fou furieux bourré de talent, tour à tour drôle, énervant, survolté, un personnage unique, inoubliable, déjà culte. Et Simon, avec son look Ian Curtis et son regard, et Kelly avec son accent inimitable... 

Le Christmas Special conclut donc ces deux premières saisons en allant encore plus vite que d'habitude. Un peu trop même, j'aurais presque aimé passer plus de temps à voir se développer la relation de Nathan et sa nouvelle petite amie, à voir le gang enfermé dans le manoir façon X-Men. Mais la série fait ce qu'elle veut, elle est décomplexé et ne perd pas de temps. C'est un vrai miracle et oui, vivement la suite !

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