5.11 The Duel


Voilà, The Office reprend et attaque 2009 avec au programme un double épisode pour le Superbowl, une équipe de scénaristes qui va s'impliquer dans un spin-off (qui n'en sera pas un) et déjà cinq ans dans les pattes. Alors ce que j'attends moi, c'est un retour aux sources : une comédie douce-amère sur le quotidien d'une équipe attachante dans un lieu de travail banal. Le principal défaut de la première partie de saison était un éparpillement sur des intrigues trop longues et peu drôle (Pam à New York, Dwangelandy...) et l'absence des scénaristes principaux du show pour laisser la place à de nouvelles plumes, pas toujours convaincantes. "The Duel" me réconcilie-t-il avec The Office ? Voyons voir...

Tiens, B.J. Novak est encore au générique ? Et non, Ryan a bien disparu, parti tourner avec Quentin Tarantino, et son retour/départ a également parasité les précédents épisodes. D'ailleurs, j'ai trouvé dommage de ne pas voir le background dans cet épisode. Toby est absent, les autres font presque de la figuration et on se concentre sur deux intrigues inégales.

Commençons par le gros morceau : la résolution (définitive je l'espère) du triangle amoureux Dwight/Angela/Andy. Quand il a débarqué en début de troisième saison, Ed Helms m'avait tout de suite conquis, avec son personnage d'arriviste lourd et névrosé, The Nard Dog ! Puis, lorsqu'il est revenu de son congé sabbatique, et qu'il a commencé à flirter avec Angela, Drew est devenu trop souvent l'idiot de service, la victime. Cela a occasioné des épisoes très dérangeants (celui de Noël) où on avait de la peine pour lui et où parrallélement, Dwight et Angela ont perdu leur côté attachant pour devenir véritablement détestables. Dommage, ça a beaucoup trop trainé en longueur et même si c'était drôle à l'occasion, on se demandait vraiment si on allait un jour voir le bout du tunnel...

"The Duel" a le mérite de redorer l'image d'Andy et de mettre un point final à cette intrigue maladroite. Avec ce qu'il faut d'humour pour passer un bon moment. Tout est très rapide, presque baclé, mais on a plus de temps à perdre. Andy découvre la vérité (par un Michael égal à lui-même) et Dwigh est aussitôt sur ses gardes. Leur affrontement est complètement absurde, pathétique, et très drôle finalement. Ce n'est plus l'humour fin des premières saisons, mais du gros gag qui participent à caricaturer les personnages, m'enfin j'ai eu du mal à éttoufer mes rires devant certains passages : les règles de Dwight, l'arrivée d'Andy au petit matin, Jim complètement blasé... C'était plutôt correct. Et puis on a fini avec tout ça, j'en suis ravi !

De son côté, Michael se rend à New York pour une petite discussion avec David Wallace (très présent cette année) qui apparaît tout d'abord assez superficielle. Si on rit pas à gorge déployé devant cette intrigue, c'était nécessaire pour deux raisons : Michael est ainsi éloigné du bureau, sans quoi le duel n'est pas possible, et on se concentre le travail à Scranton, avec une allusion d'actualité à la crise financière. Et puis comment résister aux bouffoneries de Michael ?
Michael : I am so impressed with the potential you see in me.

À part ça, la scène d'ouverture fonctionnait grâce à un Steve Carrel déchaîné, Creed a eu son moment de gloire et j'aurais pas craché sur au moins un regard entre Jim et Pam. "The Duel" prouve avec un peu de maladresse que les scénaristes sont prêt à repartir sur de nouvelles bases plus solides, en se débarassant des défauts du début de saison. Une scénariste qualifié, des acteurs amusants et un futur qui s'annonce enfin sans grande crise mélodramatique, sans enfants, ni adultère, ni mariage... pas de soap quoi ! C'est plutôt prometteur, vous ne trouvez pas ?

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