7.21 Michael's Last Dundies

“I know there have been a lot of rumors flying around about the Dundies this year: how there is no money, and how there is no food, and how the jokes are really bad. But what the hell, everybody?! I mean… God, the Dundies are about the best in every one of us. Can’t you see that?”

"The Dundies" reste l'un des meilleurs épisodes de la série. Faisant office de second pilote (après la très courte première saison), il représente tout ce que j'aime dans le show : un Michael enfantin et en quête d'affection, soutenu par ses employés lorsqu'il le faut, Jim flirtant avec une Pam ivre, Dwight dévoué à son patron, Ryan harcelé par Michael, un cadre réaliste et un cast attachant qui se dévoile peu à peu. Depuis, The Office a fait bien du chemin et pour marquer le départ de Steve Carrell, Mindy Kaling nous propose une réécriture de cet épisode culte. Alors forcément, on ne peut qu'être déçu. 

Déçu parce que la copie n'est pas aussi bien que l'original (mais ça on s'en doutait) et surtout déçu car on attendait mieux de l'avant dernier épisode de Michael Scott. Il y a plein de bonnes intentions, de petites touches amusantes ou émouvantes, mais le tout est trop bancal pour être pleinement satisfaisant. La preuve avec ma bonne vieille méthode de ce qui allait et de ce qui n'allait pas. Vous allez voir que l'on retrouve pas mal de similitudes dans les deux catégories...

CE QUI N'ALLAIT PAS

- Will Ferrell. Encore une fois, j'adore l'acteur mais il n'avait pas sa place dans cet épisode. Deangelo confirme la première impression qu'il m'avait laissé dans l'épisode précédent, celle d'un personnage mal défini, utilisé uniquement pour son ressort comique, sans vraiment d'identité ou de vraisemblance. On a l'impression de perdre trop de temps en sa compagnie alors qu'on a déjà un cast important qui ne demande qu'à avoir plus de temps d'antenne pour briller, en particulier Steve Carrell que l'on veut voir le plus possible avant son départ. Inconsistent, Deangelo est tour à tour paralysé à l'idée de parler en public puis très à l'aise lorsqu'il s'agit de chanter devant tout le monde. Les blagues autour du personnage varient ici entre deux thèmes : le vomi et l'urine. Alors à part pour quelques moments où Will Ferrell parvient à me dérider parce qu'il reste un putain d'acteur comique, la surexposition de ce personnage voué au départ tombe au mauvais moment et a tendance à me crisper. 

- Le manque de cohérence et de réalisme du tout. Plusieurs exemples nous prouvent que les scénaristes ont perdu contact avec la réalité : le film d'intro de Michael, comme pour "Threat Level Midnight" et contrairement à "Lazy Scranton" ou sa publicité pour Dunder Mifflin, est filmé comme s'il avait un vrai talent de caméraman et le matériel adéquate. Autre chose : alors que Toby vient d'être une nouvelle fois outré par les commentaires blessants de Michael, il se met tout de même à pousser la chansonnette avec ses camarades pour lui dire au revoir. 

- Ce qui aurait pu avoir un vrai impact est bâclé : la rupture entre Erin et Gabe, la jalousie de Dwight qui ne sera toujours qu'un simple jedi et bien sûr le départ imminent de Michael. Tout ça était matière à creuser les personnages, leurs relations et à nous faire rire autant qu'à nous émouvoir. Résultat de la présence de Ferrell et du manque de maitrise des scénaristes : ce n'est exploré qu'en surface et ça laisse un véritable goût de gâchis. Ce qui est assez douloureux lorsqu'il s'agit d'une série et de personnages que j'aime autant. 

- La chanson. C'était forcé et ça semblait complétement déconnecté du reste de l'épisode. Surtout que Dwight n'était même pas là et que, comme je l'ai déjà dit, la performance de Deangelo n'avait aucun sens. On sait que les employés sont touchés par le départ de Michael, mais comme on a déjà eu toute la sérénade lors de la demande en mariage à Holly, c'était too much. Mais on reparle dans quelques instants. 

CE QUI FONCTIONNAIT 

- Steve Carrell. Comme le dit Michael, ça va être très douloureux de le voir partir. Malgré la faiblesse de l'ensemble, il garde toujours son enthousiasme, il parvient à tenir son personnage jusqu'au bout même quand les scénaristes l'empêchent d'être cohérent, il sait donner à chacun son meilleur et il parvient à me toucher malgré toutes les maladresses de l'épisode. La comparaison avec "The Dundies" l'original permet au moins de voir le chemin parcouru par Michael et nous rappelle qu'il va beaucoup nous manquer. Et qu'il mérite mieux que ça lors de son véritable départ la semaine prochaine. 

- Quelques moments franchements drôle et collant bien aux personnages : un Ryan très en forme qui semble presque regretter de ne pas avoir reçu son Dundie de l'employé le plus hot du bureau et dont l'addiction à la cocaïne le hante, le retour de la flûte et du clavier de Dwight, Jim qui reçoit son Dundie et oublie de mentionner Pam, la scène d'introduction qui nous permet de visiter les habitations des employés de manière ludique et amusante, Pam embarrassé face au discours d'Erin, l'unique réplique de Creed, Phyllis et son diabète et bien sûr, Michael imitant ses employés dans une vidéo qui aurait mieux fonctionner dans une version plus "homemade" et crédible. 

- La chanson. Bon je suis humain après tout alors malgré tout ce que j'ai pu en dire, la scène m'a émue. La tristesse de Michael m'a rendue triste. Et j'espère pouvoir l'être tout autant lors de son départ la semaine prochaine sans que le reste ne vienne tout me gâcher.

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