4.12 Keep On Rowing

Et on débute l'année en compagnie des Braverman. Quel plaisir de revenir d'un réveillon à Bruges et de soigner sa gueule de bois et son rhume carabiné devant un épisode aussi plaisant. C'est rare qu'une série redémarre aussi vite dans l'année d'ailleurs et c'est presque inquiétant de voir NBC balancer un épisode sans prévenir alors que tout le monde se remet du Nouvel An. Mais plutôt que de m'inquiéter constamment du sort de la série, je vais tâcher de savourer chaque instant. 


J'étais certain qu'un jour ou l'autre, nous allions avoir droit à une scène où Kristina se rase le crâne. Et aussi attendue que fut cette scène, elle a ouvert la porte à une belle intrigue, qui utilise le cancer pour replacer l'amour qui unit Adam et Kristina au centre de la série. Avec l'aide d'Amber, d'une Monica Potter incroyable et d'un Peter Krause qui arrive à émouvoir et faire rire sans aucun efforts, c'était très réussi. En particulier cette scène à l'hôtel. Je regrette juste de ne pas avoir eu le droit à la réaction de Max face au changement de sa mère ! Je m'en veux un peu d'avoir souhaiter la mort de Kristina la dernière fois car je réalise que sa maladie a encore de belle choses à apporter à la série. 

Même s'ils sont toujours un peu trop séparé du reste de la famille à mon goût, Julia et Joel sont vraiment convaincant cette saison. Fini l'époque où je m'ennuyais devant leurs intrigues. Tout comme le cancer de Kristina, cette histoire d'adoption est un beau fil rouge qui ne cesse d'être correctement exploité et d'offrir aux acteurs l'occasion de briller. Même si le jeu du petit Victor ne s'améliore pas tellement, les inquiétudes de Julia m'ont beaucoup émus. Et pour une fois, Sydney n'était pas complétement en marge de ce qu'il se passe chez elle.

Le reste de l'épisode était plus léger. Le triangle amoureux dans lequel Sarah était empêtrée commence à se défaire pour laisser place à une romance attachante avec Hank. Ray Romano est parfaitement intégré au cast, son alchimie avec Lauren Graham crève désormais les yeux et si on nous les fait rompre avant la fin de saison, je veux que l'on me rembourse. L'ombre de Mark n'est pas loin, la promo de l'épisode prochain fait un peu peur mais je n'avais pas passé un aussi agréable moment en compagnie de Sarah depuis bien longtemps. 


Tout comme l'histoire de la voisine folle, celle de la belle-mère ruinée tombe un peu comme un cheveu sur la soupe pour ce pauvre Crosby. Du coup, il est difficile au départ d'y voir une intrigue qui peut fonctionner sur le reste de la saison, difficile d'y voir un autre enjeu que le plaisir de voir Crosby tout grognon s'énerver pour un rien. Mais la scène finale où Renée le remercie et où il décide de prendre sur lui pour accueillir sa belle-mère comme il se doit est prometteuse. C'est une nouvelle étape vers l'évolution du personnage. Et si ça permet de voir Jabbar tout content, tant mieux. 

Finalement, la seule chose que je reproche à cet épisode, c'est sa structure. J'avais un peu l'impression que les intrigues s'enchaînaient sans véritable logique ou sans transitions vraiment claires. Ce n'est pas un véritable problème, juste quelque chose auquel je ne suis pas habitué avec Parenthood. 

J'ai toujours la gueule de bois, je suis toujours enrhumé, mais je suis content. "Keep On Rowing" lance tranquillement la dernière partie de saison sur de bonne voies et je ne pouvais pas rêver mieux que Parenthood pour attaquer 2013. 

Une année que je vous souhaite très heureuse et riche en émotions télévisuelles !

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