4.13 Small Victories

Des petites victoires et surtout, quelques pertes dans ce nouvel épisode qui a de nouveau réussi à me filer des larmes parce que je suis faible et que le tout était drôle, émouvant, qu'il y avait toutes sortes d'émotions joliment reliés entre elle, des acteurs plus vraies que nature et que mon petit coeur est fragile, surtout quand j'entends Andrew Bird. 


Commençons par Drew. C'est pas toutes les semaines que l'on peut commencer par lui car il se paye rarement la part du lion dans la série. L'époque où il faisait tapisserie est loin mais on ne lui avait pas donné quelque chose d'aussi bien écrit depuis le retour de son père l'an dernier. Même si sa relation avec Amy n'a pas vraiment été au centre de nos préoccupations récement, on ne peut pas dire que cette grossesse sort de nulle part. Elle est amenée de manière assez brutale certes, mais tout à fait crédible. Et surtout, alors qu'on aurait pu craindre un truc cliché et qui s'éternise en accumulant les faux pas (comment pourrait-on croire ça de la Katims Team ? J'en sais rien, c'est de l'hypothèse seulement), l'intrigue est géré avec beaucoup de tact et d'émotion. D'ailleurs, on se souvient que l'avortement avait été traité d'une très belle manière dans Friday Night Lights, donnant l'occasion à Becky d'avoir enfin l'intrigue intéressante qu'elle méritait et à Tami l'occasion d'avoir de nouveau raison. 

Finalement, ce n'est pourtant pas l'avortement qui est le thème de tout ça. L'avortement est la seule option possible pour la jeune femme et c'est assumé sans jouer à tout prix la carte de l'ouverture d'esprit, juste avec naturel et bon sens. Non, l'intrigue parle vraiment de Drew et de la manière dont il gère la nouvelle et tente d'avoir le beau rôle. Et garde tout ça pour lui avant de se consoler auprès d'Amber ou de pleurer dans les bras de sa mère. C'était la plus belle scène de Sarah depuis le début de la saison. Et Miles Heizer a fait du très bon boulot, il prouve une nouvelle fois que Drew mérite plus d'attention. 


Donc Sarah a enfin eu quelque chose de vraiment consistant l'espace d'un instant, car les scénaristes se sont souvenus qu'elle est mère de deux enfants et que Lauren Graham peut jouer ça à la perfection. Que les triangles amoureux ne sont pas la seule corde à son arc. Et pourtant, il a fallu qu'on en bouffe encore une grosse louche. Allez, je vous rejoue ma chanson : j'aime beaucoup Hank, j'aime beaucoup Mark, mais je ne veux pas des deux. Je veux que Sarah choississe et qu'on en finisse. C'est lourd et ça ne valorise aucun des personnages impliqués. Aucun. Et ça risque de traîner jusqu'à la fin de saison mais quand on sera là, je veux un choix. Définitif. Ou alors, vous me les virez tout les deux et vous faîtes revenir John Corbett, point. 

Pendant ce temps, c'est très douloureux de voir comment Julia souffre du comportement de Victor et commence à avoir des doutes au sujet de l'adoption. De voir comment Joel n'arrive pas à la comprendre et a une autre vision des choses. Décidément, le couple a une belle matière avec laquelle évoluer cette année et je ne pensais pas qu'on en viendrait là. Tout avait bien commencé et prend soudainement un ton assez sombre et très bien maitrisé. 

Mais n'oublions pas que Parenthood est capable de beaucoup m'amuser, même lorsqu'elle évoque une famille dont la mère a le cancer et le fils souffre d'Asperger. Qu'est ce que j'ai ri devant cette évocation très juste de la puberté, où le franc parler de Max donne lieu à des trucs génials, notamment avec ses grands-parents ("Hi grandpa. I have pubic hair"). Et comme tout est dans la nuance, la drôlerie se transforme sans prévenir en une scène poignante où Adam découvre que son fils a des complexes et connaît ses limites. Mélanger aussi bien le léger et l'émotion (parce qu'on parle tout de même de la perte de l'innocence), c'est balèze et dans une saison qui a été dur pour Adam et Kristina, c'était juste ce qu'il fallait pour un bon équilibre. C'est pas toujours les mêmes qui souffre et qui ont le droit de rigoler. 


D'ailleurs, j'ai eu un peu peur que Crosby, aussi drôle soit-il, ne passe l'épisode qu'à jouer les gendres indignes et frustrés face à sa belle-mère envahissante. Mais c'est joué plus finement que ça et lorsque la fierté de Renée est mise à l'épreuve, on a le droit à un beau retournement de situation. Hâte de voir comment Crosby va gérer ça, dans sa route vers la maturité. 

Comment faire pleurer et faire rire en évoquant avortement, puberté, adoption et emploi ? Parenthood a la recette miracle. Et on peut savourer les deux derniers épisodes que nous réserve cette saison en sachant que le patron de NBC se dit confiant pour un renouvellement. C'est vraiment une année qui commence bien !

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