3.05 Kissed By Fire


ATTENTION : Mes chroniques vont contenir des SPOILERS concernant la première saison et la suite de l'intrigue. J'ai presque fini la lecture de "A Storm of Swords" alors je m'adresse en particulier à ceux qui en sont au même point voir plus. Cela dit, je vais faire gaffe dans la mesure du possible. Et je vous conseille d'en faire autant dans les commentaires. Ne m'obligez pas à vous amener de force place de Baelor. Merci.

Au délà des batailles, des personnages hauts en couleur, du suspense et des dragons, ce que j'aime le plus dans la saga de G.R.R. Martin, ce sont les complots. Et malgré toutes les problématiques dont ils n'arrivent pas à se séparer, je dois reconnaitre une chose aux scénaristes de la série : réussir à retranscrire à l'écran les machinations du pouvoir. C'est facile dans un bouquin de se plonger dans les complexes plans d'un Tywin Lannister ou d'un Petyr Baelish, c'est facile car on a le temps de retenir tous les noms compliqués et on a pas besoin d'attendre une semaine ou même un an entre chaque coups de pute. Game of Thrones est donc une bonne adaptation au moins pour ça. C'était très maitrisé lors de la première saison et du complot qui se resserait autour de Ned Stark. C'est ici tout aussi bien fait avec ceux qui se mettent en place sous nos yeux dans "Kissed By Fire", un épisode vraiment solide. 

Alors que dans le livre précèdent, on nous vendait du rêve avec des illusions de grandes batailles, "A Storm of Swords" tire toute sa tension et ses rebondissements de l'attente d'un mariage. Ou plutôt d'unions. De liaisons dangeureuses. Je ne peux pas vraiment vous en dire plus pour le moment mais c'est dans cet épisode que la machine s'emballe. Tandis que Margaerys continue de préparer son mariage comme elle l'entend, Tywin fait d'une pierre deux coups avec ses enfants et de son côté, Robb se souvient de Walder Frey. Rien n'est anodin, tout nous est présenté avec beaucoup de finesse et juste au bon moment. Après avoir fini l'épisode précédent sur la prise grandiloquante d'Astapor, c'était parfait de finir celui-ci avec la décision de Tywin et le silence régnant dans la pièce après son départ. Car même si Daenerys peut nous mettre de la poudre aux yeux, ce sont tous ces complots et tous ces mariages qui finiront par être le climax de la saison (quoi "fermes ta gueule Dylanesque ?" La prochaine fois, prends le temps d'ouvrir tes yeux pour voir en gros marqué SPOILER en haut de l'article, merci !).

Pour une fois, j'ai donc autant savouré ce qui arrive aux Stark que ce qui se passe du côté des Lannister. Que ce soit un Robb Stark qui doit prendre des décisions terribles ou un Tyrion qui déjeune avec la Reine des Epines avant d'apprendre qu'on le marie à Sansa. Ouais, rien à redire du côté de Port-Réal : l'homosexualité de Ser Loras est mieux utilisée que jamais et alors que j'allais commencer à me plaindre que Littlefinger ne soit pas encore parti pour les Eyrié, je m'incline devant ces belles libertés prises par les scénaristes. C'est bien joué de leur part de se permettre de nous introduire Selyse et Shireen (maquillage parfait) que maintenant et d'en profiter pour lancer Davos vers l'apprentissage de la lecture. La famille Baratheon est parfaite et cette chanson qu'on retrouve au générique de fin colle bien à l'ambiance du tout. 

Même Jon a quelque chose d'intéressant à faire puisqu'on finit enfin par le coller entre les jambes d'Ygritte. Les shippers seront ravis et moi, je me dis que même s'il n'y connait rien, Jon Snow avait bien besoin de ça pour se décoincer un peu. En fait, je crois qu'il s'agit du premier épisode de la saison où la construction de l'épisode est vraiment équilibré, où l'on passe plus de deux minutes avec chacun des protagonistes. Alors que je m'inquiétais de ne plus voir Daenerys avant un bon moment, on trouve même le moyen de nous raconter quelque chose d'intéressant sur la route entre Astapor et Yukai, à travers le point de vue des deux exilés qui la suivent de près, Jorah et Barristan. Je le disais la semaine dernière concernant Varys : quand les personnages secondaires prennent autant d'épaisseur et peuvent porter une intrigue sans avoir besoin d'aide, on est clairement sur la bonne voie. 

Ce qui me rend encore plus triste le fait qu'on ne risque plus de voir Gendry avant longtemps. Les adieux de Tourte étaient touchants, ceux-là sont vraiment émouvants. Et même carrément mignons tout pleins quand le forgeron déclare sa flamme (en voilà un bon jeu de mots) à Arya. Finalement, c'était eux le couple que je shippais pour de vrai. Et il n'y a pas que des adieux et de la romance pour la jeune Stark : il y a aussi une introduction vraiment satisfaisante et bien écrite aux multiples vies de Beric Dondarrion et un affrontement inaugural qui envoie du paté. Que demande le peuple ? 


Plus de Jaime et plus de Brienne ! Et bien nous voilà heureux. Je me demandais sérieusement comment les scénaristes allaient bien pouvoir nous raconter la véritable histoire du Régicide et du Roi Fou. Je m'imaginais des flash-backs, quelque chose du genre. Finalement, un long monologue et un Nikolaj Coster-Waldau bouleversant ont suffi. Une scène qui est déjà au panthéon de mes moments favoris de la série, sans vous mentir. 

Chaque épisode corrige les maladresses du précédent. Alors je vais arrêter de pinailler et profiter de l'aventure, enfin !

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