2.22 L'Océan


BILLY - S02E22 L'Océan par billylaserie

Résumé : Le 14 juillet 1881. Afin d'empêcher Billy de passer à la postérité, Pat Garrett détruit le manuscrit de Charlie. Le jeune hors-la-loi est pourtant bien vivant et découvre le sort de ses amis, avant d'aller marcher au bord de l'Océan... 

Commentaires : Le 14 juillet 1881. Suite à son évasion, Billy the Kid est réfugié à Fort Summer chez des amis. Dans la nuit, Pat Garrett s'inflitre dans sa chambre avec un pistolet. Ne le reconnaissant pas, le hors-la-loi s'exclame "Quien es?" ("Qui est là ?"). Ce seront ses derniers mots. Le shérif lui tire deux balles dans le coeur avant de reprendre la route. 

Voilà la véritable histoire de Billy the Kid. Mais comme personne n'est encore vivant pour confirmer les faits, ma version est tout aussi valable. Le manuscrit de Charlie est réduit en cendres et personne ne pourra vraiment raconter la vérité. Car Billy the Kid, c'est avant tout un mythe, une légende de l'Ouest, un anti-héros américaine, une parabole sur la jeunesse, l'idéalisme et le fatalisme. C'est en tout cas ce que j'en aurais tiré pendant 44 épisodes, dont vous venez de voir le dernier. 


Et je parle de fatalisme car il n'y avait pas d'autre issue possible. La saison a débuté sur des visions de l'Océan et les fantômes n'ont fait que confirmer que Billy avait déjà un pied dans la tombe. À partir du moment où il a renoncé à l'aventure, à partir du moment où il quitte la route pour embrasser la routine, sa jeunesse fout le camp et son espérance de vie avec. Car tout comme mon bon vieux Kerouac, j'ai voulu raconter ça avant tout : une définition de la vie qui est forcément éphémère et qui, sans être religieuse pour autant, ne craint pas la mort. Comme le disait mon bon vieux Gandalf, comment utiliser au mieux le temps qui nous est imparti. Billy, ça parle de ça. Et d'amitié. Et d'amour. Et de tout ce que vous pouvez projetez dans ces personnages et ces situations. 

Ce qui était inévitable aussi, c'est le rôle qu'a joué Garrett dans cette résolution. Rien de nouveau dans ce duo de personnages qui perpétue un vieil adage : l'un ne peux exister sans l'autre. J'aurais pu faire une troisième saison suivant le parcours de Garrett tant sa véritable histoire devient sombre et pathétique à partir de là. Je vous laisse aller sur Wikipedia pour découvrir à quel point la poisse a poursuivi le shérif jusqu'à sa mort mystérieuse à cause d'une sordide histoire de bétail. En tuant Billy, il inscrit ce dernier dans l’éternité et se condamne lui-même à l’oubli (ce qui est suggéré dans la scène du film de Peckinpah où Garrett tire sur sa propre image dans un miroir). Une amie proche de Billy et Pat a dit à leur sujet : "There was good mixed in with the bad in Billy and bad mixed in with the good in Pat….Both were worth knowing." Merci à Jean-Baptiste d'avoir su donner autant de relief et de choses à aimer chez Garrett, et merci pour tout ce qu'il a fait pour la série. 


Merci à François aussi. Il est beau le parcours qui a mené le débutant de cette chambre de putain à cette dernière scène au bord de l'Océan. Et même si certains d'entre vous n'ont pas eu la patience d'assister à cette évolution, je ne doute pas que ceux qui sont restés pourront en témoigner. Il y a tout le fatalisme de Billy dans le regard de François, lorsqu'il marche vers une mort certaine. On y voit à la fois un homme déterminé qui décide de reprendre le contrôle une dernière fois et un gamin au bord des larmes qui ne veut pas quitter ce monde. Je le trouve bouleversant. Alors merci François. D'autres comédiens auraient pu être Billy, mais personne d'autre n'aurait pu être mon Billy. 

Cette longue marche trouve son inspiration à la fois dans des finales comme ceux de Six Feet Under, de Band of Brothers et même (plus surprenant) de Scrubs ! N'y voyez rien de religieux : il n'y a plus de fantômes, il n'y a pas d'anges et surtout pas de Paradis. Juste des souvenirs, des visions d'amitié, un dernier hommage à mes personnages et à mes comédiens pour qui j'ai tant d'amour. Les choses les plus tragiques et douloureuses sont déjà arrivés dans les épisodes précédents alors ce final, je le voulais beau et apaisé, à l'image de l'Océan. 

J'aime bien quand les finales de séries reprennent des éléments de leur premier épisode, afin de boucler la boucle. Ici, c'est le dialogue avec Sal qui s'en charge. On retrouve le duo originel de la série, en train de parler du bon vieux temps et d'envisager de reprendre la route. Comme si tout le reste n'avait pas d'importance. Comme si cette amitié était le thème qui me tenait le plus à coeur. Le concept des fantômes qui sont apparus à Billy tout au long de la saison a été mis en place avec ça en tête, ce moment où le jeune homme réalise que son ami est déjà mort. Je vous mets peut-être la puce à l'oreille en remettant mon costume de la première saison, mais je pense que la déchirure et le sentiment que tout est fini est bien là. 


Oui, tout est fini. Pas forcément en happy end mais avec la seule fin possible. Tout ce qui est arrivé avant a mené Billy à l'Océan et Garrett à le suivre. Tout se finit au lever ou au coucher du soleil. C'est à vous de décider. Merci en tout cas d'être resté jusqu'au bout. À la fin de toutes choses, comme disait l'autre. 

Anecdotes : Tout ce qui se passe dans le bar du Sal fut tournés dans notre bonne vieille ferme, juste avant le départ pour l'Océan. La découverte du corps de Sarah fut une nouvelle occasion de témoigner de l'évolution de François en tant que comédien. Et une nouvelle occasion de sentir la fin venir et d'être très émus sur le plateau. Nous n'étions au final que des gamins jouant au cow-boy mais, quand il faut jouer à la mort, l'expérience devenait encore plus forte. 

Ce n'est pas dans les dunes vendéennes que Garrett brûle le manuscrit de Charlie car on ne peut pas allumer de feu dans les dunes vendéennes. Non, juste à côté de notre ferme, dans une mini-dune qui a déjà servi dans le deuxième épisode de la série, quand Billy et Sal mangent du pain et dans l'épisode "No Pasaràn", quand Garrett briefe ses mercenaires sous une chaleur de plomb. Et ce fut en vérité la toute dernière scène tournée. On venait juste de rentrer de Vendée et il nous manquait plus que ça alors JB enfila une dernière fois son costume et brûla de bon coeur les pages sur lesquelles David avait travaillé pendant si longtemps. Le vent était au rendez-vous et la fatigue également, mais nous avons mis ça dans la boîte avant d'aller fêter dignement cette dernière soirée à la ferme. 

Si j'étais ému lors de ces derniers jours, j'ai pleuré pour la première fois en tournant mon dernier dialogue avec François. Ce dernier avait tellement de pression qu'il a fallu refaire la scène de nombreuses fois alors que le soleil se couchait. Et moi, je tâchais de le rassurer et je savourais cette dernière scène après en avoir partagé tant avec lui. Notre relation a beaucoup évolué durant le tournage et s'est transformé en une amitié qui n'est pas si éloigné de celle unissant Billy et Sal. Alors j'ai pleuré alors que j'incarnais pour la dernière fois mon bon vieux mexicain dans ce bon vieux costume. 


Mais pour la plupart d'entre nous, c'est sur cette plage que fut véritablement achevé le tournage. Je tenais absolument à ce qu'il s'agisse de la dernière scène pour la plupart d'entre nous et je tenais à ce qu'il s'agisse d'un évènement. Quand nous sommes arrivés sur cette plage, les vacanciers prenaient encore le soleil et il a fallu attendre qu'ils partent pour commencer. Sauf qu'à force d'attendre, le soleil se couhait et la mer montait. Nous devions repartir le lendemain à Segré et c'était notre unique chance de filmer cette fin. Alors ce fut un moment de bravoure de la part de tout le monde. Je me revois à courir comme un dératé pour donner des indications à tout le monde, je revois Aurélien qui tient la steadycam jusqu'au bout de ses forces pour filmer François des deux côtés lors de sa traversée de la plage, je revois François qui pleure comme un bébé en approchant de la fin, je revois ma fine équipe faire tout son possible pour que tout soit parfait. Et tout fut parfait dans le sens où nous n'aurions pas pu faire mieux. Chacun eut le droit à son accolade et ses applaudissements après sa dernière prise de vue et je repensais très fort au making-of très émouvant du Seigneur des Anneaux. Ce moment fut filmé et sera visible, je l'espère, dans le film documentaire de JB et Julie qui est prévue pour l'automne prochain. Et même si on le revoit jamais, il restera pour tout le monde (et tout le monde sera d'accord avec moi) le meilleur souvenir de l'été 2012. 

Nous avons sorti un François trempé de la tête au pied des vagues, nous nous sommes réunis sur le sable et nous avons réalisé que c'était fini. Quoi qu'il arrive par la suite et même si les gens crachent sur notre travail, nous étions fiers de nous. Soulagés et tristes. 


Musique : Alors que Billy porte le corps de Sarah vers sa dernière demeure et que Garrett détruit les preuves, on peut entendre "Horn", un instrumental hautement mélancolique de celui qui est pour moi le roi du mélancolisme : Nick Drake. Un extrait de son dernier album, avant qu'il ne se donne la mort. Et bien sûr, c'est Dylan et son "Billy 1" qui clôture la série. Ce fut un thème récurrent tout au long des épisodes et je ne peux que vous renvoyer vers cette bande-originale et le film de Peckinpah, encore une fois. 

Les mots de la fin : Je n'aurais jamais pensé pouvoir tenir le rythme de publications d'articles que j'ai commencé le 14 octobre dernier. 44 épisodes et 44 billets sur mon blog, pour les plus curieux d'entre vous et pour vous en dire plus sur ma démarche et les coulisses de ce projet qui fut au coeur de mon existence pendant presque deux ans. Pour vous, c'est juste une web-série (que vous l'aimiez ou que vous l'ayez abandonné dès le début). Pour l'équipe, c'est un tournage mémorable et un vrai engagement humain. Pour moi, c'est deux ans à ne penser qu'à ça jour et nuit. Et voilà, en ce 14 juillet 2013, c'est terminé, je vais pouvoir me reposer l'esprit. Mais avant ça, permettez-moi une dernière envolée lyrique en partageant avec vous des extraits de mon discours final, que j'avais prononcé en larmes devant l'équipe lors de la fête de fin de tournage. Un moment fort qui sera peut-être présent sur le documentaire de JB et Julie (sur lequel je vous en dit plus dès que j'en sais plus). J'ai enlevé les choses personnelles qui étaient directement adressés aux comédiens et j'ai gardé le reste. 


"Billy, c'est une chanson de Dylan. Je l'ai écouté pour la première fois un jour d'été en fumant une cigarette sur le rebord d'une fenêtre, il faisait doux et je me suis dit que cette mélodie méritait d'apparaître dans un film et de figurer dans la bande-son de ma vie. "Billy" de Dylan, je l'ai embarqué avec moi tous les étés, elle a fait partie de chacun de mes voyages.Mais je ne voyage pas tous les jours. Parfois, je reste chez moi et je m'ennuie et je déprime un peu alors je me plonge dans la nostalgie de mes voyages et j'écoute Billy.

À l'automne dernier, je m'ennuyais plus que d'habitude mais plutôt que de déprimer, j'ai écris. J'ai mis tout ce que j'avais dans mon coeur d'ex-étudiant solitaire passionné de séries et d'Amérique et "Billy" la chanson est devenu en quelques jours "Billy" la série. Pas mon premier projet mais la première fois qu'un projet me satisfait, la première fois que je me suis dit : "celui-là, tu vas le faire, tu n'as pas le choix". J'ai donc passé l'hiver à parcourir les rues d'Angers sur ma bicyclette avec mon script sous le bras pour annoncer au monde entier la naissance de mon bébé. J'y croyais tellement que les gens y ont cru. Au Conservatoire, il est passé de mains en mains et sur Internet, le réseau m'a ait rencontrer la future équipe de BILLY, que j'ai réuni autour de ma folie. JB, Julie, David, les premiers à lire et à commenter, à corriger et à débattre, lors de précieuses conversations nocturnes...

Mais pour passer du texte à l'écran, il a fallu rencontrer Aurélien Loevenbruck, 17 ans. Et je me serais fendu la gueule si on m'avait annoncé qu'un gamin corse vivant à Segré allait mettre en images ce que j'avais en tête. Mais le gamin avait l'oeil, je me suis rendu compte lors du tournage des épisodes tests durant l'hiver, et je me suis dit que notre duo pouvait, si on savait bien l'exploiter, faire des merveilles. Ah, la douce époque des épisodes-tests : deux jours formateurs et à l'origine de ma relation complexe avec François Hervouët. Une espèce de truc mentor/élève construit autour d'une admiration commune, de baffes dans sa gueule et parce que lorsqu'il a débarqué dans mon appartement avec sa gueule de François, je savais que Billy, c'était lui. 


Il aura fallu tout le printemps pour lancer BILLY, de manière un peu folle et rêveuse, avec un réa expatrié corse, un lycéen de St Nazaire, des comédiens frustrés du Conservatoire d'Angers, un collectif normand, des amis d'amis d'amis, des cousins... Une équipe d'amateurs montés de toutes pièces qui se dit que faire BILLY pour de vrai, ça mérite bien de sacrifier un été. [...] Toutes nos appréhensions, toutes nos attentes, tout ça a été soufflé dans le vent et balayé par la pluie le samedi 7 juillet alors qu'on s'est retrouvé réuni pour la première fois tous ensemble. Dans cette ferme détrempé et loin de toute civilisation, nous avons civilisé. Vous m'avez laissé prendre la barre et nous avons embarqués l'air conquérent pour cette grande aventure. UNE AVENTURE HUMAINE. Ca sonnera aussi idiot que tu veux dans la bouche de n'importe qui mais putain, on sait de quoi on parle. 

Nous qui avons vécu cette première semaine sous la flotte, sous les costumes humides, nous qui avons bravés les éléments pour conquérir la forêt de Loiré ! Nous qui avons transformé cette ferme en studio hollywoodien, déroulant la rallonge jour après jour, taillant dans le bois et à travers le maïs et le blé. Nous qui avons franchis des domaines privées et lutté contre les vaches et les mulots ! Nous qui avons su nous rationner, planté et déplanté nos tentes, allumés des feux, nous qui avons su nous privé d'Internet, de femmes et de kébabs pendant si longtemps ! On sait de quoi on parle car nous avons vécu cette aventure humaine ensemble et elle nous a fait grandir, elle nous a changé, elle nous a rendu tout possible. Nous n'avons plus peur de rien. Nous avons de nouvelles envies. Nous sommes plus vieux et nous sommes comme neufs. 

Jeudi dernier, on a tourné la dernière scène de la série sur une plage vendéenne où j'ai passé toute mon enfance. Je me suis recueilli face à l'Océan et j'ai remercié ma bonne étoile. Je lui ai dit : "merci bonne étoile, tout se déroule comme prévu. Et même mieux que prévu. Merci pour ce formidable été". Et j'ai pleuré de la joie, du soulagement, de la fatigue et de la tristesse. Parce que j'ai réalisé que jamais plus on allait se retrouver ensemble, au même endroit, dans nos costumes, que ce projet était comme un premier amour et que c'était terminé et que j'allais passer ma vie à rechercher la même chose dans chaque nouveau projet. Je me suis assis à côté de François et je lui ai dit que c'était le meilleur tournage au monde et que je ne regrettais rien et que j'étais fier d'avoir fait partie de l'aventure. Plutôt que de remercier ma bonne étoile, c'est donc vous que je dois remercier [...]. 


Le tournage est fini mais BILLY continue. Le montage, la diffusion, le succès. On va se revoir toute l'année, on va refaire milles projets ensemble et séparément, on va garder un peu de nos personnages en nous et on ressortira des répliques pour la vie. Le tournage est fini et on l'a fait. On a gagné toutes les batailles et je suis fier de chacun d'entre vous, vous êtes la plus belle bande d'amateurs du pays et on aurait pas réussi sans chacun d'entre vous et vous allez me manquer. 

Après sept semaines de bons et loyaux services, j'annonce la dissolution de notre équipe et je vous laisse rentrer chez vous. Moi, je vais sûrement déprimer un peu et alors j'écouterais "Billy" et je regarderais BILLY et je penserais à vous et à cette ferme, qu'on a laissé derrière nous remplie de souvenirs. Et à ce moment-là, si on me demande pourquoi je souris bêtement, je dirais que j'ai eu l'honneur d'être sur le tournage de BILLY entre le 7 juillet et le 25 août 2012, que j'ai servi aux côtés de mes fidèles et talentueux amis et que c'est pour ça que je souris bêtement. Parce que je saurais que chacun de vous, quoi que vous devenez et quelle que ce soit le succès de notre série, aura toujours un beau sourire en repensant à tout ça. Nous avons créé un lien pour la vie et même si le temps passe plus vite que nos rêves, il nous restera toujours BILLY."

Voilà. Et merci à ceux qui seront restés jusqu'à la fin de l'autre côté de l'écran. À ceux qui auront pris la peine de commenter (Cilou, O'Azard, Cécile et les autres) et de partager notre travail. C'était du travail et ça me chagrine que ça passe autant inaperçu et que les gens peinent à dépasser des premiers épisodes plus faibles. Mais je n'en veux à personne. Et je vous rappelle que la série est toujours disponible dans son intégralité ici et que notre communauté existe toujours ici. Demain, je vous dévoilerais d'ailleurs la bande-annonce de ZIM, notre nouveau bébé. En attendant, je vous fais confiance pour passer le mot et pourquoi pas, collègues bloggeurs, pour en parler chez vous. 

Je termine avec une citation du créateur de Carnivale, qui disait ça lorsqu'on lui demandait pourquoi il écrivait de la fiction : "I’ll watch Lord Of The Rings, and he has to get the ring, he’s got to throw it into Mordor, but who gives a shit without the relationship with Sam? At the end of the day, all of that big sweeping stuff is just an excuse for interaction between characters. For me—especially with TV, because TV is a really instant medium, and you’re having these people in your living room—it’s not only their relationship with each other, but you’re vicariously having a relationship with the characters through other characters. To me, storytelling is all about the interaction. It’s an excuse to vicariously live through other characters. That’s just always been my definition of storytelling. The rest is just an excuse to throw all these characters together."

Je vous le traduis à ma façon car ça résume bien ma démarche : "Dans Le Seigneur des Anneaux", Frodon a une mission : jeter l'anneau au Mordor. Mais sa mission n'aurait aucune importance s'il n'y avait pas cette amitié avec Sam. Au final, tous les rebondissements et les intrigues ne sont qu'une excuse pour faire intéragir des personnages. Pour moi, et en particulier avec la télévision car la télévision est un média de l'instant qui projette ces personnages dans votre salon, ce n'est pas seulement les relations entre les personnages mais aussi votre relation avec eux. Pour moi, raconter une histoire, c'est créer des relations. C'est une excuse pour vivre sa vie à travers des personnages. Une excuse pour les faire vivre ensemble."

BILLY, c'était mon excuse. Et j'en suis sincèrement et fièrement désolé.

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