9.09 The Gang Makes Lethal Weapon 6

"Our audience has come to expect that from us" (Dennis Reynolds)
Oui, trois ans après la première tentative, elle était attendue cette nouvelle suite de "L'Arme Fatale". Ainsi que la black face de Mac, le changement de rôles, Frank en chef indien, le montage atroce, la musique eighties qui dégouline et les scènes d'action très confuses. Ce "sixième" opus ne réserve pas vraiment de surprises et est forcément moins frais que la dernière fois. Mais malgré tout, c'était tout aussi drôle !

L'équipe d'It's Always Sunny a un véritable don pour recycler de vieux trucs sans que ça sente le réchauffé (sauf quand ils le font exprès pour que ça sente le réchauffé afin de nous montrer que le gang est incapable d'évoluer, cf. saison 8). Malgré une centaine d'épisodes au compteur, ils savent encore se reposer sur les caractéristiques de leurs personnages (l'homosexualité refoulée de Mac, l'aspect control-freak de Dennis ou Dee, l'éternelle victime) sans qu'on se lasse, sans tirer sur la corde. C'est un mini-exploit de voir un épisode tenir autant la route et être aussi drôle alors qu'il est à la fois le remake d'un truc qu'on a déjà vu et un remake qui utilise à fond les caractéristiques que je viens de vous citer (la scène dans la baignoire, Dee qui se fait couper au montage constamment). C'est comme ces scènes où le Gang tente de vendre le film à des investisseurs : on a déjà vu ça mille fois mais ça ne cesse de nous amuser, ce manque complet de capacité sociale. 

Parfois, ce recyclage entraîne une valeur comique ajoutée : on se retrouve à n'attendre que ça et à trouver jouissance face aux multiples call-backs d'une série qui a de la mémoire (le couteau pour ongles de Frank, par exemple) et n'a pas peur de trop se reposer sur le passé (même si ce pauvre Mac n'y comprendrait sûrement rien si on ne lui expliquait pas tout ce qui se passe à l'écran). En plus de ça, "L'Arme Fatale 6" récupère à merveille les clichés des films d'actions/buddy-movies de l'époque, de la bande-son aux scènes de romances. Alors c'est gagné d'avance : on n'est pas surpris mais on rit, le tout défilant tellement vite qu'on a l'impression que l'épisode ne dure que dix petites minutes. 

Maintenant, la question du jour : qui remporte le match de la scène la plus traumatisante de la série ? La scène érotique de Frank ou la bagarre virile dans les douches ? À la manière de l'aspect "serial-killer" de Dennis l'an dernier, l'homosexualité de Mac est de moins en moins refoulée cette année et , par conséquent, c'est de plus en plus hilarant. ("He can do them all!" dit-il en souriant, en parlant des positions sexuelles de Dennis). 

On a donc du fan-service efficace et on peut être fier d'être fan d'une série qui a toujours autant d'énergie et de conneries à nous raconter, créativité ou non.

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