5.08 The Ring

DylanesqueTV devient peu à peu ParenthoodTV. Alors pour ceux qui ne me suivent pas pour en savoir plus sur les Braverman, je vous dois quelques explications : cet automne est très chargé pour moi : mon travail chez Radio Campus Angers, une succession de tournage (ZIM, prévu pour janvier mais aussi KDO, une surprise à venir très bientôt) et pas beaucoup de temps pour regarder des séries. La seule qui échappe à la règle est donc Parenthood, un rituel qui permet une coupure nécessaire à l'orée du weekend. Et comme j'ai toujours des choses à dire au sujet de cette cinquième saison, les pages du blog ne comportent actuellement que mes reviews de la série. Allez, je ne désespère pas, la diversité reviendra bientôt ici, pour qu'on puisse parler d'autre choses et faire quelques bilans de fin d'année.


Pour l'instant, arrêtons nous quelques instants sur "The Ring" (pas trop longtemps, navré). Soyons honnête : je ne l'ai pas trouvé formidable. À part Zeek, aucun personnage n'a vraiment su retenir mon intérêt cette semaine. Zeek a réussi car c'était simple, sobre, drôle et un peu émouvant. Les autres ont échoués car c'était soit forcé, redondant ou maladroit. 

Le forcé d'abord. Développé depuis le début de la saison, l'éloignement de Joel et Julia, c'est une intrigue en dent de scies mais qui peut, comme on l'a vu dans l'épisode précédent, donner de belles prestations aux deux comédiens et être une belle source de drama. Ici, c'est potentiellement toujours le cas, surtout que c'est lié à Victor et à son échec scolaire, un sujet dont la scénaristes peuvent très bien aborder. Sauf que les scénaristes ne font pas dans la dentelle : Joel est devenu un connard avec sa femme, Ed est un preux chevalier et tout le monde se met à chialer comme si c'était la fin du monde quand Victor redouble. Où est la subtilité ? Comment ne pas réussi à amener ça de manière plus organique alors que ça fait des semaines que ça se construit ? On veut clairement nous ranger du côté de Julia et je préfère quand on me laisse le choix, quand les personnages sont moins caricaturaux. Seule Sydney tire son épingle du jeu lors de la scène qu'elle partage avec sa mère. Mais ces disputes ne sont pas très bien écrites et manquent cruellement de nuances. Dommage. 

Le redondant ensuite. Et là je m'attaque d'abord à Crosby qui, même si son intrigue ne m'a pas dérangé outre-mesure, n'apportait rien de nouveau sur la table, même pas une variation intéressante. En fait, ça l'aurait été si on avait pu explorer la nouvelle passion de Jabbar du côté de Jasmine. Là, celle-ci passe de nouveau pour une femme casse-couilles et Crosby s'en sort avec les honneurs dans une conclusion bâclée.

Ma deuxième cible, c'est Amber. Attention : j'aime toujours Amber. Elle était très bien avec Kristina (même si étonnement, ça ne la dérange pas du tout de voir sa vie privée étaler devant la presse alors qu'elle va bientôt se marier). Et Mae Whitman fait du très bon boulot, tout comme Matt Lauria. Seulement, les failles naissantes entre les deux futurs mariés sont amenés avec, là aussi, un vrai manque de subtilité et je ne serais pas contre voir évoluer Amber à l'écart de son mec pendant au moins une petite semaine, histoire de souffler un peu. Regardez sa mère : Sarah, elle, parvient à... Bah non, Sarah, c'est la même chose. Elle est toujours définie par sa vie (ou non-vie) de couple. Alors que la voir avec son père était vraiment touchant, là voilà reparti former une relation sans vraiment d'avenir avec un pâle personnage secondaire (et on sait tous que Ray Romano aura sa peau). Lauren Graham vaut mieux que ça. 


Et quand je parle de maladresse, je fais bien sûr référence à la campagne. Ecoutez, je ne vais pas répéter ce que je pense de cette intrigue. Surtout que, d'après la bande-annonce du prochain épisode, l'élection n'est pas loin. Vous vous doutez que cette nouvelle petite victoire de Kristina, devenue encore plus une sainte que jamais, m'a gentiment gavé. Que même si j'apprécie la voir heureuse et de voir Adam heureux, le manichéisme de cette campagne m'empêche vraiment d'apprécier quoi que ce soit. En plus, Max n'était pas là pour me faire avaler la pilule (même si Haddie fut mentionnée, c'est déjà ça). 

Je suis trop dur ? C'est la fatigue qui parle ? Je ne sais pas. En tout cas, rien de grave : juste un épisode bancal, surtout comparé au précédent. 

Braverman of the Week : Dans la catégorie adultes, je vote Zeek, rien que pour la scène d'intro. Dans la catégorie enfants, je vote Sydney, même si Jabbar était encore plus adorable que d'habitude.

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