Boardwalk Empire [Saison 1]


Il aura donc fallu attendre de paisibles vacances de Noël pour visionner une série dont le pilote m'attendait sagement dans le recoin d'un vieux disque dur depuis sa diffusion, en septembre 2010. En vérité, je craignais grandement de me faire royalement chier. On m'en avait parlé en bien et en mal, on m'avait dit que c'était un Sopranos 2.0., que l'on s'y branlait la nouille en se lançant des regards profonds et que Steve Buscemi s'ennuyait autant que celui qui regardait les aventures de son anti-héros parmi tant d'autres. Grâce aux excellentes critiques qui me parviennent depuis le final de la deuxième saison (où je sais déjà ce qu'il se passe) et grâce à une envie de se caler un bon gros drama HBO pour tuer le temps, j'ai sauté le pas.


Et j'ai vraiment apprécié. Quand on binge-watch, ce n'est pas chiant. C'est même l'idéal car on se plonge dans l'atmosphère des années 20 et d'Atlantic City sans jamais en ressortir. Quand on ne doit pas attendre une semaine entre chaque épisode, tout est clair et fluide et le récit devient vite prenant. Il faut moins de temps pour s'attacher aux personnages (Jimmy, Richard, Margaret et Capone sont mes favoris pour le moment) et on n'a pas non plus le loisir de trop s'attarder sur les trucs relous (les pauses parfois très forcés, les postures et situations qu'on a pu voir mille fois sur la même chaîne). Et puis il y a la réalisation, très belle, du bonheur pour les yeux que ce décorum, pas autant en toc que je ne le croyais. Et j'apprécie le générique car j'apprécie la mer.

J'aurais aimé que ça ressemble moins à un long film découpé en douze parties et que chaque épisode possède une structure plus intéressante. Mais je sais que le plaisir sera croissant désormais et que, même si Boardwalk Empire n'est qu'un bon divertissement de luxe, c'est déjà ça de pris et ce sera un excellent compagnon d'hibernation.

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